La pandémie Covid-19 a généré de multiples atteintes sur les différents marchés : celui de l’immobilier, des actifs financiers, du travail et de la consommation en général. Ce bouleversement a engendré des conséquences disparates pour chacun d’entre eux.

 

Le marché financier reprend avec des indices satisfaisants

Après une forte chute des cours des actions et des obligations, le marché des financiers connaît un rebond plus ou moins marquant vers la fin de la période critique, c’est-à-dire celle du milieu du second semestre 2020.

L’effondrement a été brutal certes, en mars 2021, et le recul a été ressenti en ce qui concerne l’indice boursier CAC 40 (son évolution était de -7.1% en 2020 contre +26.4% en 2019). Toujours est-il que la courbe reprend son ascension et tend plus ou moins à se normaliser. En bref, la crise a été de courte durée pour les actifs boursiers, mais la volatilité est toujours bel et bien présente. Grâce à l’intervention du gouvernement et des banques centrales qui ont injecté plusieurs millions d’euros en vue de redresser le marché financier, les voyants sont aujourd’hui au vert. Les chocs économiques sont ainsi relativement amortis et stabilisent les marchés.

Il faut aussi noter un certain bouleversement du côté sectoriel, certains domaines d’activité devenus plus prospères tandis que d’autres sont à genoux. Le choix dans la stratégie d’investissement demeure donc primordial en ces temps encore incertains, et l’accompagnement d’un expert financier est de mise pour la sélection des titres de qualité.

 

Le marché immobilier à l’abri de la crise

En revanche, pas de crise brutale du côté du marché immobilier, lequel a été à l’abri du krach. La courbe de l’évolution de la pierre est demeurée stable, bien que les transactions aient été en baisse au cours du premier trimestre 2020. Pas de valeur négative sur les cours des titres de propriété, ni sur la valeur de l’immobilier physique. Les prix du mètre carré pour ce dernier ont chuté pendant une courte période, phase pendant laquelle investisseurs et épargnants (particuliers comme professionnels) ont su en tirer profit. Quant aux titres de propriété et aux produits pierre-papier tels que les SCPI, le prix de la part n’a connu aucune dévalorisation dans l’ensemble.

 

Reprise du marché de la consommation même en période de confinement

Face à la vitesse de la propagation de la pandémie et la montée en flèche du nombre de ses victimes, les ménages et une grande majorité des épargnants ont freiné leur projet d’investissement. En effet, la lourde période de confinement sur la moitié du premier semestre 2020 a modifié le comportement de la population. Cette dernière fait également face à une modification du marché du travail : augmentation du nombre de demandeurs d’emploi, mise en place de l’activité partielle pour la majorité des établissements afin de maintenir les emplois, généralisation du télétravail. Ce qui génère un impact tangible sur les revenus, la capacité à épargner ainsi que la consommation.

Ainsi, les ménages et les investisseurs ont verrouillé leur épargne pour faire face à la situation de crise pendant la première moitié de l’année 2020. Ce blocage s’est toutefois défait avec la relance de l’économie et le soutien des autorités publiques comme évoqué plus haut. Toutefois, la période d’incertitude plane toujours et les épargnants sont encore dans l’attentisme.

C’est la consommation alimentaire ainsi que celle liée à la santé et aux seniors qui est demeurée stable, voire en forte hausse. Toujours est-il que les ménages reprennent progressivement leurs habitudes de consommation vers le dernier trimestre de l’année 2020, malgré la nouvelle vague de la pandémie, ayant provoqué un reconfinement avant la fin de l’année.

En bref, le comportement des consommateurs et des investisseurs se modifient au fil de l’évolution de l’économie et ce, après analyse de la situation.